Psychothérapie

Les « PSY », 5 Praticiens de la psychothérapie

1. Le Psychopraticien(ou Praticien en psychothérapie), est un terme générique qui regroupe un grand nombre de pratiques de psychothérapie enseignées dans des écoles privées en dehors de l’université. En général, le psychopraticien s’est formé pendant plusieurs années à plusieurs approches complémentaires de psychothérapies, il est en supervision permanente et il est membre d’une Association professionnelle où il peut croiser et enrichir sa pratique personnelle aves ses pairs.

2. Le Psychothérapeute

C’était l’appellation des Psychopraticiens jusqu’au 1er juillet 2010, date à laquelle ce « titre » a été réglementé et est désormais réservé de plein droit et sans conditions aux psychiatres et accessible sous conditions aux autres catégories de « psys ».Si le titre de Psychothérapeute est désormais réglementé, la pratique de la psychothérapie est libre.

3. Le Psychanalyste
Bien que la psychanalyse soit enseignée dans certains départements universitaires, la formation du psychanalyste n'est pas universitaire. Le psychanalyste doit avoir « fait » une analyse, avoir été formé à la théorie analytique par le biais d'associations psychanalytiques, et être supervisé dans sa pratique par un "contrôleur", lui-même analyste. C’est la reconnaissance par ses pairs qui lui permet d’être considéré comme psychanalyste.

4. Le Psychologue
Le psychologue a suivi une formation universitaire en psychologie validée par un « Master 2 » (ex DESS). Il existe différentes catégories de psychologues correspondant à différentes orientations choisies pendant les études. Le psychologue que l'on rencontre dans l'optique d'une psychothérapie est un psychologue clinicien qui possède obligatoirement un Master en psychologie clinique et pathologique. Le mot "clinicien" signifie à l’origine ‘’celui qui est au chevet du malade’’.

5. Le Psychiatre
Le psychiatre est un médecin titulaire d'un diplôme universitaire de Docteur en médecine et spécialisé en psychiatrie. Il diagnostique, traite et tente de prévenir les maladies mentales et les troubles psychiques. Son intervention est essentiellement orientée vers les psychopathologies. Des 5 « psys », il est le seul à pouvoir prescrire des médicaments. Depuis le 1er juillet 2010, il est aussi, d’office, Psychothérapeute.

 

La déontologie du psychopraticien

Pour servir de références à mes interventions psychothérapeutiques, je respecte le Code de Déontologie de PsY en mouvement et je m’inspire également du code de Déontologie des psychologues de 1996, qui s’appuie lui-même sur la charte européenne des Psychologues adoptée en 1995 et qui ‘’…/…se compose de quatre principes fondamentaux : respect et développement du droit des personnes et de leur dignité, compétence, responsabilité, probité.’’

Bourguignon Odile, La déontologie des psychologues, Armand Collin, 2006. p. 32

 

Je m’engage à en suivre les règles en accolant, dans la description des quatre principes fondamentaux du Code de Déontologie des psychologues cités ci-dessus, le terme psychopraticien à celui de psychologue.

Respect du droit des personnes
« Le psychologue et/ou psychopraticien préserve la vie privée des personnes en garantissant le respect du secret professionnel, y compris entre collègues ». Il respecte le principe fondamental que nul n’est tenu de révéler quoi que ce soit sur lui-même ».

Compétence
« Le psychologue et/ou psychopraticien tient ses compétences de connaissance théoriques régulièrement mises à jour, d’une formation continue et d’une formation à discerner son implication personnelle dans la compréhension d’autrui. Chaque psychologue et/ou psychopraticien est garant de ses qualifications particulières et définit ses propres limites, compte tenu de sa formation et de son expérience. Il refuse toute intervention lorsqu’il sait ne pas avoir les compétences requises ».

Responsabilité
« Dans le cadre de ses compétences professionnelles, le psychologue et/ou psychopraticien décide du choix et de l’application des méthodes et techniques psychologiques qu’il conçoit et met en œuvre. Il répond donc personnellement de ses choix et des conséquences directes de ses actions et avis professionnels ».

Probité
« Le psychologue et/ou psychopraticien a un devoir de probité dans toutes ses relations professionnelles. Ce devoir fonde l’observance des règles déontologiques et son effort continu pour affiner ses interventions, préciser ses méthodes et définir ses buts ».

Par ailleurs, j’ai signé la Charte Déontologique de PsY en Mouvement (ci-dessous), association de professionnels qui réunit des psychopraticiens, c’est à dire des personnes qui exercent leur activité professionnelle dans le domaine de la psychothérapie. Les membres doivent justifier de cette activité, attester sur l’honneur avoir suivi une formation théorique et pratique de qualité et être passés eux-mêmes par un travail personnel, signer une charte de déontologie. Toutes les écoles de psychothérapie sont représentées à PsY en Mouvement qui n’en privilégie aucune.

 

PsY en Mouvement

Charte déontologique

 

Engagement entre le psychopraticien et son patient

 

Engagement du psychopraticien

Pendant le déroulement de la thérapie, le thérapeute travaille dans l’intérêt et le respect de son patient. Il s’engage à :

Lors du premier contact

  • Accueillir son patient dans des conditions confortables, l’écouter exprimer la raison pour laquelle il consulte et la prendre en compte.
  • Donner à lire la présente Charte déontologique, établie par sa fédération PsY en Mouvement et le cas échéant ses annexes.
  • Expliquer clairement à son patient, s’il accepte de le prendre en charge, quelles seront les modalités du travail thérapeutique, ainsi que les conditions matérielles de durée, fréquence et montant[i].
  • Répondre aux éventuelles questions de son patient concernant le fonctionnement de la thérapie et la compétence du thérapeute : méthodes utilisées, références théoriques, formation du thérapeute, modalités de contrôle professionnel des pratiques, et tout ce qui peut témoigner du sérieux du thérapeute et de sa pratique.
  • Ne pas nuire. S'il juge la psychothérapie inadaptée, accompagner son patient vers un autre professionnel pouvant l’aider.
  • Ne pas utiliser sa position thérapeutique pour obtenir de son patient quelque avantage que ce soit autre que la rémunération due pour son travail.
  • Respecter le secret professionnel[ii]. Ne révéler à personne le contenu de ce qui lui est révélé pendant les séances de thérapie sauf cas suivants :

Au fil des séances

Si, dans l’intérêt de son patient, le thérapeute aborde avec d’autres personnes (conjoint, parents…) des éléments révélés lors de la thérapie, il ne peut le faire qu’avec l’assentiment explicite de son patient.

Si le thérapeute exprime un cas thérapeutique lors d’une séance de supervision ou de partage entre confrères, il doit veiller à ce que le patient ne puisse être reconnu et demander un engagement de secret à ses confrères.

Si des révélations livrées au cours d’une séance de thérapie sont incompatibles avec l’éthique du thérapeute, il doit l’indiquer à son patient et peut cesser la relation thérapeutique. Il peut en outre, se considérer comme délivré de ce secret s’il juge que le patient ou des tiers sont en danger et ce dans les limites fixées par la loi[iii].

  • Prendre en compte les avis du corps médical ainsi que les traitements associés.

Fin de la thérapie

  • Finaliser le travail thérapeutique et respecter le désir du patient d’y mettre fin. Et, s’il le juge utile, il peut signaler que de son point de vue, le travail n’est pas terminé.
  • Indiquer à son patient, lorsque c’est le cas, que la thérapie est terminée. Engager une conversation pour inciter le patient à décider de la meilleure façon de terminer le travail et lui indiquer qu’il reste disponible.
  • Ne pas relancer le patient qui a cessé les séances sans prévenir, sauf pour manifester de l’intérêt pour sa santé quand un risque est ouvert, rappeler le cadre du contrat thérapeutique quand la situation exige cette posture, relancer un impayé.

En cas de différend entre le thérapeute et le patient.

S’il apparaît des divergences concernant les règles fixées par la charte déontologique, le thérapeute s’engage à :

  • Faire connaître les voies de recours à son patient et lui fournir les statuts de la commission de déontologie de PsY en Mouvement qui décrit son fonctionnement.
  • Accepter la demande du patient d’une médiation de la commission de déontologie de PsY en mouvement.
  • Favoriser aussi le contact avec une association de thérapisants agréée par PsY en mouvement et qui pourra l’aider dans sa démarche.

Engagement du patient

Le patient s’engage à :

  • Prendre connaissance de la Chartre déontologique de psychothérapeute et ses annexes de PsY en Mouvement et des statuts de la commission de déontologie qui lui ont été communiqués par le thérapeute.
  • Respecter le cadre fixé par le thérapeute, en particulier le règlement des séances au prix convenu, et éventuellement des séances manquées aux conditions convenues.
  • En cas de différend, le patient s’engage à accepter la médiation de la commission de déontologie de PsY en mouvement.

 



[i] L’article R 1111-24 du code de la santé publique indique que « le psychothérapeute fixe librement le montant de ses honoraires dans le respect du tact et de la mesure. Ils ne font pas l'objet d'un remboursement par l'assurance maladie ».

[ii] Article 226-13 du code pénal : « La révélation d'une information à caractère secret par une personne qui en est dépositaire soit par état ou par profession, soit en raison d'une fonction ou d'une mission temporaire, est punie d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende. »

[iii] Article 226-14 du Code pénal : Levée du secret professionnel

  • Aux professionnels de la santé ou de l'action sociale qui informent le préfet et, à Paris, le préfet de police du caractère dangereux pour elles-mêmes ou pour autrui des personnes qui les consultent et dont ils savent qu'elles détiennent une arme ou qu'elles ont manifesté leur intention d'en acquérir une. Le signalement aux autorités compétentes effectué dans les conditions prévues au présent article ne peut faire l'objet d'aucune sanction disciplinaire.
  • A celui qui informe les autorités judiciaires, médicales ou administratives de privations ou de sévices, y compris lorsqu'il s'agit d'atteintes ou mutilations sexuelles, dont il a eu connaissance et qui ont été infligées à un mineur ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique.

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