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Sevrage Ecologique du Tabagisme Addictif


Le tabagisme est un comportement appris par mimétisme inconscient et son pouvoir « addictif » est d’abord son attractivité spécifique à l’adolescence.

Arrêter de fumer semble un défi majeur pour la plupart des personnes ; il peut néanmoins être relevé facilement, si on le fait au bon niveau, au niveau inconscient.

L'efficacité du S.E.T.A. (Sevrage Ecologique du Tabagisme Addictif) tient au fait qu'il prend en compte la personnalité et l’histoire individuelle de la personne. Il a permis à plusieurs milliers de personnes en France d'arrêter de fumer, de manière durable et confortable, en une seule séance.

Cette approche repose essentiellement sur les postulats et les protocoles de changement de l’Hypnose Ericksonienne et de la PNL.

 

Questions – Réponses

 

 

Combien de séances faut-il pour arrêter de fumer ?

Le plus souvent, une seule séance suffit. Néanmoins, chaque personne est unique et une séance complémentaire peut être nécessaire.

La croyance, couramment partagée, qu’arrêter de fumer est difficile, long et laborieux est à déconstruire : beaucoup de personnes arrêtent de fumer du jour au lendemain, seules, sans l’aide ni d’aucun thérapeute, ni d’aucun produit extérieur.

Des milliers d’autres ont arrêté immédiatement et définitivement, avec l’aide, cette fois, d’un thérapeute efficace : c’est mon cas personnel et c’est aussi le cas du fameux Allen Carr, qui fumait plus de 100 cigarettes par jour et qui a arrêté en une seule séance d’hypnose, relatée très brièvement dans son livre La méthode simple pour arrêter de fumer. [1]

 

 

Quelle méthode utilisez-vous ?

Le socle de l’intervention est l’Hypnose Ericksonienne, qui réalise une co-opération entre ‘’esprit conscient’’ et ‘’esprit inconscient’’, grâce à une transe générative qui génère un accord profond entre ces deux ‘’parties de l’esprit’’. L’immense majorité de ce que nous appelons « penser » est inconsciente, et c’est l’apport de Milton Erickson d’avoir considéré ‘’l’inconscient’’, non comme une source de pulsions refoulées ou de dangers mystérieux, mais au contraire comme un réservoir de ressources et de potentiel créatif, où la personne va trouver ce dont elle a besoin pour créer ce changement dans sa vie.

 

L’intervention s’appuie sur deux autres approches complémentaires, la PNL (Programmation Neuro-Linguistique) et l’Approche Narrative.

  • La PNL, développée par Richard Bandler et John Grinder, et « petite fille de l’hypnose », permet à la personne de comprendre, de dépasser ses croyances limitantes et ses stratégies mentales inefficaces pour créer des représentations mentales nouvelles (images et/ou dialogues internes) nécessaires à sa réussite. Le langage y tient une place capitale dans et la comptéence spécifique du thérapeute est de suggérer à la personne, par un langage approprié, les représentations les plus favorables à ce changement.
  • L’Approche Narrative, développée par Michael White et David Epston, permet à la personne d’externaliser ce qu’elle considère inconsciemment comme identitaire et qui n’est en fait qu’un apprentissage issu de son environnement familial, social, culturel à déconstruire.

 

Concrètement, comment est organisée votre intervention ?

Elle est structurée en 3 étapes distinctes :

  1. Une phase préalable d’auto-observation d’une semaine, pendant laquelle la personne prend conscience de ses automatismes.
  2. Un échange conversationnel de validation des informations recueillies
  3. Une transe hypnotique génératrice où le thérapeute exploite ces informations spécifiques.

 

Que faites-vous de la dépendance physique à la nicotine ?

Scientifiquement, cette soi-disant « dépendance » à la nicotine est très controversée. Le consensus semble plutôt se faire autour de l’idée que ce serait surtout la combinaison de plusieurs substances ajoutées au tabac (dont la plus importante serait le sucre, le saccharose) qui potentialiserait l’effet addictif du tabagisme.

Je laisse ce débat aux « experts » pour m’intéresser à ce qui, selon moi, est le cœur du problème et donc la piste la plus pertinente de solution : la dépendance psychologique au tabagisme, au geste de fumer[2].

 

Quelle est votre propre expérience du tabagisme ?

J’ai commencé à fumer à 12 ans. Rentré en pension à 10 ans, j’étais le plus jeune élève (de 1, 2, 3, voire 4 ans…). On m’avait surnommé ‘’Nourrisson’’, ce qui n’aide pas vraiment à se prendre pour un grand ! Lorsque nous avons eu la permission de fumer en promenade, le jeudi et le dimanche, j’ai fumé 9 Gitanes maïs sans filtre en 3 heures. Ce jour-là, je suis devenu le plus grand de tout l’établissement !

À 17 ans, j’ai arrêté de fumer pendant 3 mois, repris en vacances, passées avec quelqu’un qui fumait 60 cigarettes par jour.

C’est à 28 ans que j’ai arrêté vraiment et très facilement. Je fumais alors 30 « Gitanes » par jour… J’ai pris la décision après un match de tennis où je me suis fait humilier par ma partenaire, de 10 ans plus âgée que moi ! Le soir même, j’appelais un médecin acupuncteur, qui pratiquait aussi l’hypnose conversationnelle. Il m’a aidé en une seule séance à mettre concrètement en œuvre cette décision : J’ai arrêté immédiatement, sans effort, et cela a duré pendant 2,5 ans.

Ayant arrêté aussi facilement, je croyais avoir le « contrôle » (une erreur fréquente de ceux qui ont arrêté), et j’ai repris… J’ai arrêté seul, quelques mois plus tard, définitivement. Cela fait maintenant plus de 30 ans.

 

Quelle est votre expérience de thérapeute pratiquant le sevrage tabagique ?

Après de nombreuses formations en Hypnose Ericksonienne et une formation spécifique appliquée au tabagisme, j’ai exercé pendant 18 mois dans un centre d’hypnothérapie spécialisé dans le sevrage tabagique.

Maintenant, je reçois plusieurs personens par mois, à Nantes et à Paris. Au total, ce sont plus de 650 personnes qui, à ce jour, ont été capables d’arrêter pour la plupart en une seule séance.

 

Quelles sont vos statistiques du sevrage tabagique ?

  • 60% de femmes, 40% d’hommes.
  • Àge moyen de sevrage : 42 ans, de 16 à 78 ans.
  • Consommation journalière moyenne : 21 cigarettes, de 5 à plus de 100 cigarettes.
  • Âge moyen de début du tabagisme : 17 ans, de 8 à 39 ans.
  • Durée moyenne de tabagisme : 25 ans, de 1 an à 63 ans.
  • Motivations principales pour arrêter :
    • 1) la dépendance
    • 2) les dangers pour la santé
    • 3) les contraintes sociales
    • 4) le coût.

 

Quelles sont les preuves de l’efficacité de ce protocole ?

Il n’y a pas de garantie absolue de réussite car c’est la personne elle-même, et non le thérapeute, qui réalise ce changement. Toute hypnose est auto-hypnose et les suggestions hypnotiques ne sont efficaces que si la personne les reprend à son compte pour en faire des autosuggestions.

En France, plusieurs milliers de personnes ont arrêté de fumer grâce à ce protocole (ou un protocole similaire), et dans la plupart des cas dès la première séance.

Tel un metteur en scène de cinéma ou de théâtre, l’hypnothérapeute donne des indications, des suggestions, mais ce n’est pas lui qui joue ! Son rôle est d’aider la personne, par ses compétences spécifiques, notamment de maîtrise du langage hypnotique, à mettre en œuvre ses propres capacités de changement. Comme d’autres professionnels, le thérapeute a une obligation de moyens mais pas de résultat !

Les suggestions hypnotiques ne sont ques des outils« entre les oreilles » de la personne : leur impact et donc leur efficacité dépendent de l’usage qu’elle en fait. C’est la personne qui est acteur ; c’est elle qui est responsable de son « jeu », de son propre changement.

Parfois, le thérapeute doit passer beaucoup de temps à « restituer » à la personne le pouvoir de changement qu’elle lui a donné en venant le voir. C’est souvent long et laborieux, tant est forte la représentation pseudo-magique de l’hypnose créée par l’hypnose de spectacle !

Dans toute relation psychothérapeutique, 70% de l’efficacité est basée sur la qualité de la relation entre le thérapeute et la personne. C’est un travail de co-création et c’est la compétence du thérapeute de favoriser, d’installer et de maintenir un rapport de confiance avec la personne qui vient le consulter.

 

 

 

Neurones miroirs et tabagisme

 

La communauté scientifique s’active fortement autour de cette découverte récente des neurosciences. Dans Le troisième cerveau, la nouvelle révolution psychologique[3], le psychiatre français Jean-Michel Oughourlian reprend à son compte les mots de V.S. Ramachandran, directeur du Center for Brain and Congnition de l’Université de Californie à San Diego, qui écrivait en 2000 : « Je prédis que les neurones miroirs feront pour la psychologie ce que l’ADN a fait pour la biologie ».

 

Que sont les neurones miroirs ?

Découverts pour la première fois en 1996 par Giacommo Rizzolatti et son équipe[4], les neurones miroirs s’activent quand le sujet agit ou quand il voit quelqu’un d’autre agir.

Traditionnellement, on classait les neurones en deux grandes catégories : les neurones dits moteurs, qui « descendent » aux muscles les ordres de mouvement, et les neurones dits sensitifs, qui « remontent » au cerveau les informations sensorielles. Les neurones miroirs font les deux en même temps.

Ils semblent être au cœur des mécanismes d’apprentissage et d’empathie. Le nouveau-né n’a pas besoin d’apprendre à imiter car il le fait spontanément. Chacun a pu le vérifier en donnant à un bébé un petit pot : En approchant la cuiller de la bouche du bébé, on ouvre la bouche parce qu’on sait – sans jamais l’avoir appris ! – qu’en faisant cela, on a de fortes chances de déclencher le même comportement chez le bébé.

 

Neurones miroirs et tabagisme

À ce jour, je n’ai trouvé aucune publication scientifique mentionnant le lien entre les neurones miroirs et l’apprentisage du tabagisme.

En revanche, j’ai constaté, avec une quasi constance, que les personnes commencent à fumer à l’adolescence (entre 12 et 18 ans pour 95% des fumeurs) et toutes pour la même raison. En début de séance, je leur demande systématiquement (sur un ton volontairement conversationnel) : ‘’À quel âge, dans quel contexte et pour quelle raison avez-vous commencé à fumer ?’’ Elles me répondent quasi unanimement :  ‘’Quand j’avais 13 ans (ou 15 ou 17, etc. ), au collège (ou au lycée, en vacances, etc.) pour faire comme les autres !’’

‘’Pour faire comme les autres’’ est la formulation la plus utilisée, avec des variantes individuelles en ce qui concerne l’identité des « autres » : Ce peut être le grand frère, la grande sœur, voire le père ou la mère, mais le plus souvent, ce sont les copains ou copines de classe.

Qu’est-ce donc qui est commun à ces autres-là qui fument et qui rend leur comportement attractif ? La nicotine du tabac ? Certes non ! Le goût ou l’odeur ? Non plus… C’est l’intention cachée…

 

Par les neurones miroirs, on mime le sens du geste

Selon C. Rizzolatti, le macaque mime un comportement humain seulement si celui-ci est produit par un être vivant dont il peut imaginer l’intention ; cela ne fonctionne pas avec une machine. Ce n’est donc pas seulement le geste lui-même que l’on cherche à reproduire, c’est surtout l’intention cachée qu’il permet de satisfaire.

Les débutants du tabagisme gardent le plus souvent en mémoire un très mauvais souvenir de leur première cigarette. A priori, ils n’ont aucun désir de faire le geste de fumer. S’ils le font, c’est parce qu’ils en perçoivent le sens, consciemment ou inconsciemment. Les personnes le disent spontanément : ‘’Ça fait cool, ça donne une contenance, etc.’’

Sans nécessairement le savoir, c’est donc surtout le sens donné par le groupe inconsciemment au geste de fumer, qui est attractif pour la personne : ce sont les grands qui fument (ou qui boivent de l’alcool, etc.). Tout enfant veut devenir grand (‘’Quand tu seras grand…’’) et tout adolescent veut se prouver à lui-même ou aux autres qu’il est plus âgé.

Pour résumer, on peut dire que fumer est un rituel de passage au monde adulte, au monde de ceux qui font ce qu’ils veulent, au monde des personnes autonomes. C’est un mécanisme de socialisation, d’inclusion dans le groupe social des adultes et c’est l’entourage qui crée cette attractivité, le plus souvent, là aussi, inconsciemment.

On peut y voir une expression du pouvoir moderne tel que le décrit Michel Foucault, et dont s’est inspiré Michael White pour sa pratique de l’externalisation en Approche Narrative.[5]

 

L’attractivité spécifique du tabagisme

Bien sûr, il existe bien d’autres rituels de passage au monde adulte pour les adolescents. Qu’est-ce qui fait alors l’attractivité spécifique de ce geste, fumer ? Selon moi, il y a une combinaison de plusieurs facteurs qui se renforcent les uns les autres :

 

C’est facile de se rassurer

Pour la plupart des enfants, le premier grand stress est la naissance et la manière spontanée de le gérer est de sucer le sein maternel. En quelques minutes, le bébé stressé se détend et s’endort sur le sein de sa mère. C’est un de ses premiers apprentissages.

Porter à la bouche un objet extérieur (mamelon, pouce, biberon, sucette, doudou et finalement cigarette) et « avaler » quelque chose de chaud (lait ou fumée) est donc la manière « naturelle » de gérer le stress, celui qu’on ressent, par exemple, si on est exclus du groupe des grands à l’adolescence. L’adolescent(e) va répéter, par auto-mimétisme ce geste spontané qui l’a rassuré(e) quand il(elle) était bébé ou enfant.

La cigarette est, si on peut dire, le doudou des adultes.

 

C’est facile de  se procurer une cigarette

Il est très facile de se procurer des cigarettes sans les acheter. Fumer est même souvent encouragé par les adultes, voire les parents (Exemples : C’est mon père qui m’a offert mon premier paquet de cigarettes à Noël, quand j’avais 14 ans. Une cliente a commencé à fumer à 7 ans et on l’a prise en photo en famille à cette occasion). Il suffit même parfois à un enfant de passer derrière les adultes pour trouver des cigarettes à la maison (paquets laissés en évidence, cigarettes allumées oubliées dans le cendrier, mégots, etc.).

 

 

C’est facile d’acheter du tabac

Le tabac est en vente officielle organisée par l’État. Il est très facile de contourner l’interdiction de la loi liée à l’âge en faisant acheter ses cigarettes par un ami majeur (ou  sur internet !). Si on considère que le prix d’un paquet de cigarettes est de 6 €, le coût unitaire par bouffée de cigarette est d’environ…  1 centime d’euro !

 

C’est facile d’apprendre à fumer

Fumer est un geste bref, facile à reproduire progressivement : On apprend à fumer par étapes : une première bouffée en passant - sans avaler la fumée -, une demi-cigarette, une première bouffée avalée, etc. On peut même le faire seul, et « s’entraîner » à l’abri de tout regard critique ou moqueur avant de le faire en public.

 

C’est facile de partager le tabagisme

Une cigarette peut aussi facilement être partagée : il suffit de la faire passer de main en main entre copains : une bouffée chacun et on peut ainsi apprendre ensemble, ce qui renforce l’effet de cohésion du groupe.

 

 

Conclusion

Rien de plus facile qu’apprendre à fumer. Rien de plus attractif que fumer pour se réassurer émotionnellement. Pour reprendre les mots du Dr Dominique Megglé, psychiatre fondateur et président de l’Institut Erickson Méditerrannée :

La chose qu'on oublie, c'est que le tabac a plein d'avantages, plein d'effets positifs. Alors, il nous faut considérer ensemble tous ces effets positifs avec une grande attention, avec beaucoup de soin.

Par exemple, le tabac stimule la pensée. Il stimule la digestion. Il permet de se donner le temps de la réflexion devant un problème. Il occupe quand on est désœuvré. Il calme quand on a une appréhension. Il donne une contenance quand on est intimidé. Et quand on est plusieurs personnes à fumer ensemble, c'est comme si on se tenait par la main: c'est vraiment sympa, « convivial » comme on dirait aujourd'hui. [6]

 

 

Vous voulez vraiment arrêter de fumer ?

Réfléchissez…

 

S’il est trop tard pour le faire plus tôt, il est encore temps de le faire maintenant !
D. B.

 

À l’intant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent !
Anonyme

 

Quand vous avez pris une décision, arrangez-vous pour que ce soit la bonne !
Josiane de Saint Paul

 

Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ?
Si je suis seulement pour moi, que suis-je ?
Et si pas maintenant, quand ?
Hillel Ha Zaken


 


[1] ‘’En fin de compte, ma femme m’a envoyé chez un hypnothérapeute… Je dois avouer que j’étais complètement sceptique… Le traitement fut une perte de temps… Je n’ai pas perdu conscience, ne suis pas rentré en transe, n’ai même pas pensé le faire et pourtant, après cette séance, j’ai définitivement arrêté de fumer et, de surcroît, j’ai trouvé la période de sevrage réjouissante… Après avoir arrêté de fumer, je me suis mis çà lire des ouvrages concernant l’hypnose et le tabagisme… Pourquoi avait-il été si ridiculement facile d’arrêter, alors que mes précédentes tentatives m’avaient causé des semaines de sombre dépression’’.

La méthode simple pour arrêter de fumer, Allen Carr, 19, p. 16-17.

[2] N’est-il pas étrange que pour aider les gens à se débarrasser soi-disant de la nicotine, on leur vende des « substituts » à la nicotine – en fait simplement des « emballages » différents de la nicotine ! C’est comme si on voulait aider quelqu’un à se libérer de la dépendance à l’alcool en lui en injectant en intraveineuse…

[3] Le troisième cerveau, la nouvelle révolution psychologique, Jean-Michel Oughourlian, Albin Michel, 2013

[4] Les neurones miroirs, Giacommo Rizzolati et Corrado Sinigaglia, Paris, Odile Jacob, 2008, traduit de l’italien par Marilène Maiola

[5] Carte des pratiques Narratives, Michaël White, Éditions Satas 2009.

L’externalisation consiste à remettre « à l’extérieur » de la personne ce qu’elle a intériorisé inconsciemment, notamment les croyances identitaires issues de son environnement.

[6] Décider ce qui est bon, un protocole hypnotique pour l’arrêt du tabac, Dominique Megglé, in Hypnose et Thérapies brèves, N° 32, février-mars-avril 2014, pp. 40-48


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